De la violence patriarcale dans le milieu LGBTQIA+

De la violence patriarcale dans le milieu LGBTQIA+

Les accusations de transphobie, de terfs (féministe radicale exclusive des trans, devenu synonyme de transphobie) , de féminazies, se multiplient aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les milieux militants de gauche. Elles stigmatisent très majoritairement les féministes qui luttent contre l’asymétrie des genres, fondement de la société patriarcale dans laquelle nous vivons et qui permet aux hommes de dominer les femmes.

Le lobby transactiviste, et certains transgenres, n’hésitent pas à utiliser le cyber harcèlement pour bloquer et censurer toute critique rationnelle, raisonnable, argumentée, exempte de toute injure ou insulte (en contraste de leurs vociférations), de l’identité de genre. Un terrorisme idéologique est engagé contre toutes celles qui osent déclarer qu’être femme est une réalité biologique et non un sentiment, contre toutes celles qui refusent d’ouvrir les lieux non mixtes à n’importe quel homme qui, parfois du jour au lendemain, s’auto-identifierait en tant que femme.

Il n’est pas question de nier les discriminations dont souffrent les transgenres mais de dénoncer une idéologie qui nie la réalité biologique des sexes alors que le biocapitalisme, qui exploite essentiellement le pouvoir de conception du corps de la femelle humaine adulte est en pleine expansion. Que ce soit pour l’exploitation des cellules souches, des ovocytes, des embryons, pour la GAP ou la procréatique, c’est le corps de la femelle humaine adulte qui est mis au service d’une bioéconomie qui possède déjà ses biobanques.

Nous avons recueilli deux témoignages de jeunes femmes ayant fréquenté le milieu LGBTQIA+ .


Témoignage de Joana, de la marque « Bois Mes règles »

« J’étais Queer. Je l’ai été pendant deux ans. Il a été vital pour moi de ne plus l’être.

Pourquoi ai-je rejoint le milieu queer ?

Je suis une femme avec un fort trouble du genre. Depuis mon enfance, je subis des situations, des contraintes, qui ont crée en moi une incompréhension de qui je suis. Il est facile en tant que femme de souffrir de dysphorie ou d’avoir un trouble de genre. Il suffit comme moi d’entendre toute sa vie que l’on est un garçon manqué, qu’on se moque de vos goûts, de vos activités qui, d’après la société, ne seraient pas adaptés à votre sexe ; qu’on vous oblige à vous plier aux codes de la féminité, car on vous fait comprendre que sans cela vous ne méritez ni l’amour, ni une famille, ni l’amitié, ni le respect. Vous commencez à croire que vous êtes anormale, vous avez peur, vous retranscrivez cette souffrance sur votre corps ; et c’est le début de la chute. Mutilations, malnutrition, dépression… La liste des épisodes traumatisants est longue et face à toute cette violence psychologique on cède vite au patriarcat.

C’est là que débarquent les Queers. Ce monde que l’on croit si merveilleux, si coloré, si funky, car il te tend les mains en te faisant croire que c’est un milieu où tu pourras enfin vivre comme tu le souhaites, qu’on respectera qui tu es, tes goûts, ton identité, ton corps.

Foutez-vous de moi.

Je m’identifiais comme non binaire. Enfin c’est plutôt eux.elles qui m’ont expliqué ce que c’était, m’ont apprit à me définir comme tel. On ne le découvre pas soi-même, lors d’une balade en forêt. Au début c’est très agréable ce sentiment d’appartenance, on aime ça, appartenir à un mouvement nouveau, qu’on pense libérateur. Quand tu fais ton « coming out queer », tu es très soutenue. On te dit qu’on est avec toi, qu’on te soutient, et qu’on te respectera comme tu le mérites. Car partout ailleurs le sentiment d’appartenance est difficile, surtout en tant que femme. On est isolée et seule, on est une proie facile.

Mais tout était faux.

Je travaillais dans le milieu de l’art, sur la question du travestissement et des trans. Tous les jours des drag queen, des travestis, des trans, utilisaient un vocabulaire infantilisant, rabaissant, un vocabulaire de soumission, de “girl mean” pour me parler : Ma chérie, Miss, Choupette, Cocotte, et j’en passe.

Je me suis rendue compte que je n’étais qu’un jouet, qu’on m’identifiait et m’imposait encore ces stéréotypes du patriarcat que je rejetais. Milieu Queer ou non, la violence de la dictature du genre est la même. Elle vous rattrape, qu’importe que vous soyez non binaire, alien ou fougère. Qu’importe que vous affirmiez votre “identité” fictive, dans ce milieu ou un autre, les hommes ont été éduqués comme des hommes, ils vous manquent de respect comme les hommes le font. Je subissais exactement les mêmes violences psychologiques et identitaires dont j’ai souffert toute ma vie : “injonction au sourire” quand un homme vous dit miss, car il ne faut surtout pas le froisser. Vous avez beau répéter “ne me dis pas ça”, “ j’aime pas miss”, ce que vous dites passe toujours à la trappe, vous êtes toujours invisibilisée. Les hommes, ce sont toujours les hommes qui vous montrent royalement que ce que vous êtes, qui vous êtes, ce que vous pensez, ce que vous dites ou faites, n’a aucune importance à leurs yeux. Un peu comme dans toutes les sphères patriarcales, non ? Sois belle et tais toi. Ta parole vaut moins que celle d’un homme, sois contente déjà qu’on t’accepte. Car oui, ce qu’on apprécie dans ce milieu, c’est qu’on se retrouve entre personnes en manque d’existence, entre personnes en mal de reconnaissance, qui crient intérieurement “j’existe regardez moiiiii !”, mais qui dans les faits ne sont qu’une flagrante illusion, une théâtralisation hypocrite des rapports humains. Ni ton identité, ni ton comportement humain, ni ton empathie ne sont sincères, nous nageons dans un milieu de mensonges, d’absurdités où des gens se caressent dans le sens du poil pour se rassurer, tout en restant intérieurement vides.

Le jour ou j’ai craqué, c’est lorsqu’un homme, un drag queen, m’a dit une phrase que j’avais déjà entendue et qui, cette fois-là, a résonné en moi : “C’est drôle parce que je suis plus femme que toi”. La petite fille garçon manqué s’est alors pris un gros coup dans la gueule. Vous le sentez ? J’ai enfin compris que je ne serais jamais respectée comme non binaire, car ce n’est pas écrit sur ton front, personne ne tombe dans le panneau, personne ne peut le savoir, et personne n’a à vous imposer une identité fictive d’un délire que vous avez avec vous-mêmes parce que vous fuyez votre passé, vos problèmes, votre réalité. En plus de m’avoir arrachée l’identité que je m’étais choisie, on venait aussi de me faire comprendre que je serais TOUJOURS vue comme une femme, une soumise, la petite chose faible et divertissante. Qu’importe mes cheveux courts, mon look boyish, ma façon de parler vulgaire et mes goûts, la biologie c’est une réalité, mon corps est réel ; et ils le voyaient tous.

On venait donc aussi m’arracher ma véritable identité, la seule qui soit irréfutable, la seule qui soit incontestable, la seule qui ne change pas au gré du vent ou de mes émotions. Que je sois non binaire, gender fluid, ou autre, mon corps sera TOUJOURS celui d’une adulte humaine femelle.
Ce jour là j’ai compris que j’étais retombée dans le schéma de mon enfance, car on est attiré par ce qu’on connaît déjà, que cela soit mauvais ou bon. Je me suis une nouvelle fois confrontée à la profonde misogynie, la culture de la soumission, de la destruction de la confiance en soi, de la destruction de mon identité.

J’espère ne pas vous surprendre en vous apprenant que quand j’ai commencé à m’affirmer, à vouloir débattre et à exprimer mes désaccords j’ai subi leur violence, leurs menaces, leur lynchage, j’ai été cataloguée persona non grata. J’ai même été virée de la fac et j’ai dû quitter ma ville pour ne plus y croiser mes agresseur.ses. Oui, la violence des Queers a de réelles conséquences sur nos vies, ce n’est pas un mythe passager.

captures d’écran de menaces, insultes qu’a reçu Joana.

Conclusion : Le milieu Queer est un milieu qui accepte que les hommes puissent s’identifier et jouer avec les codes de ma soumission, et qui sont justement les raisons pour lesquelles j’ai cherché une “nouvelle identité”. Ces hommes sont encouragés par des femmes aliénées et personne ne se rend compte de la violence de cette situation. Dans ce milieu, Vous n’avez aucunement le droit de contester et d’exprimer les souffrances que cela engendre de voir ces gens jouir de ce qui vous a détruite, et qui vont vous faire subir le pire si vous osez un instant remettre ce fondement sectaire en question.

J’ai découvert le Féminisme radical, j’ai découvert qui je suis, juste une femme, avec une personnalité, qui aime ce qu’elle veut aimer, qui fait ce qu’elle veut faire, si elle a envie de foutre un jogging et de se couper les cheveux courts ou que le jour d’après elle se maquille à peine et aime avoir les cheveux longs, cela ne relève pas d’être femme ou homme, juste d’avoir des envies, tout en restant une femme. Aujourd’hui, la violence des queers, c’est mon quotidien pour oser m’exprimer sur les réseaux sociaux et à visage découvert de mon expérience, de mes souffrances. Je subis quotidiennement les menaces et le harcèlement. Tous les jours, que ce soit de France, du Quebec ou de Belgique, je reçois des insultes, des menaces, quelques fois des appels au viol et même des appels à trouver mon adresse et mon numéro de téléphone. Mais je ne lâche pas, je préfère ça que de me taire, encore une fois. »


Comme l’expose clairement Joana, les mouvements queer et transgenre ne menacent nullement la tyrannie du genre. Ils ne la remettent pas même en question. Au vu des nombreuses insultes proférées, des injonctions répétées comme des mantras, il semblerait même qu’ils offrent un nouveau visage à la domination masculine, à l’homophobie et à la culture du viol.


Témoignage anonyme

« J’étais homo, j’étais punk. Je me suis calmée. Je suis devenue LGBT.

À ce titre, j’ai connu des militantes trans avant que ça ne soit à la mode et elles n’étaient pas comme les nouvelles transactivistes et leurs alliées. Je savais pas ce qu’elles avaient dans leurs culottes, mais elles ne se vantaient pas en permanence que certaines lesbiennes ont des bites et qu’elles en font partie et qu’à ce titre elles devraient nous dominer. Mais voilà le monde a changé.

Se réunir entre nous, sans mecs qui rêvent de coucher avec des gouines, c’est comme mégenrer un trans, c’est aussi grave qu’un viol pour une certaine mouvance se réclamant de la « gauche radicale » . Parce que parmi les mecs qui veulent entrer dans nos soirées, y en a peut être un ou deux qui sont des « vrais femmes trans » mais de toute façon « une femme c’est une personne à barbe et à pénis qui se dit lesbienne ». Tant pis si le mot lesbienne est tous les ans dans le top 5 des mots les plus recherchés sur Pornhub. Tant pis pour nous. L’important c’est le respect de leur identité, leur liberté à eux, le respect de leur sentiment à eux, de leurs souffrances à eux, eux qui possèdent déjà 90 % de la planète. Il faut encore que le jour où ils se lèvent, un peu déprimés, et qu’ils se disent « tiens je vais me définir lesbienne parce que je ne trouve pas ma place dans la société » pour que toute la gauche radicale les soutiennent. Eux encore qui ont tout, même nos corps. Eux qui possèdent les richesses, eux qui bénéficient du monopole de la victimisation, eux qui monopolisent la parole, eux qui dirigent le pays, eux qui dirigent le féminisme « inclusif », eux qui sont au centre et que sert le patriarcat, eux que servent les inclusives, eux que sert la droite, eux que sert la gauche. L’important c’est eux, toujours eux, sans cesse eux, même parmi nous, les lesbiennes et les féministes, l’important c’est eux, leurs sentiments à eux.

Terf c’est le nom donné aux féministes radicales qui refusent de se soumettre mais aussi celui donner aux lesbiennes qui, sans forcément avoir lu plein de livres sur le sujet, perçoivent bien que quelque chose de très homophobe et très misogyne est en train de se jouer sans rapport avec la transidentité « réelle ». Terf c’est le nom donné aux femmes qui ne sont pas attirées par les personnes à barbe et à pénis, par les mâles qui se disent femmes mais refusent d’aller jusqu’au bout.

À un moment donné de ma vie je me suis retrouvée dans une ville où je ne connaissais personne, je suis sortie dans un espace lesbien et un MTF (un homme s’identifiant en tant que femme, « male to female ») m’a crié dessus alors que je parlais avec quelqu’un d’autre. Comme cela arrive régulièrement depuis deux ou trois ans, j’ai été agressée pour avoir parlé de mon corps en des termes essentialistes à une tierce personne. Le MTF, non opéré et non hormoné (une femme est maintenant un homme qui se dit lesbienne, les autres sont des cis), s’est plaint auprès de femmes et a exigé une sorte d’auto-critique en mode maoïste. Suite à cela je n’ai plus fréquenté les espaces lesbiens pendant des mois parce que tous les lieux lesbiens étaient ouverts à toutes les personnes qui s’identifient femmes. Depuis deux ou trois ans il y a une augmentation spectaculaire de mecs qui se sentent femmes mais revendiquent d’avoir un corps de femme, une barbe de femme… Je m’en fous, mais moi j’ai le droit de désirer les femmes et de penser qu’ils n’en sont pas. En tout cas maintenant j’estime qu’une partie des mouvements « inclusifs » ont rejoins le fascisme parce que pour ces mouvements si une personne de sexe masculin se sent lesbienne, c’est aux lesbiennes de changer leur sexualité.

Je me suis renseignée et dans la moitié ouest de la France, les queers attaquent les espaces non mixtes femmes, les anarcho-queers. Il se trouve que j’ai fait des études technico-artistiques et que j’avais des anciens potes de cette époque qui étaient et ne le sont plus (ni potes ni anarchistes). Aujourd’hui ils sont pro-viol de lesbiennes. Je leur en ai parlé pour donner l’alerte. Les mecs comprenaient mais s’en foutaient, mais les nanas, les meufs, elles m’ont dit des choses pro-viol de lesbiennes, qui m’ont mis en colère contre elles et contre moi parce que je sais pas comment j’ai fait pour être amie avec des meufs qui pensent par exemple « que le concept de femme est dépassé et que ceux qui souffrent le plus de sexisme c’est encore une fois les mecs à barbe et à kékettes » . En réalité, elles ont été embrigadées dans ce truc sectaire.

Voici un florilège des citations que ces anciennes féministes m’ont dit et qui démontre le délire des alliées des transactivistes :

«Si une personne à barbe et à pénis (si un homme avec une éducation d’homme et un corps d’homme et des réflexes d’homme quoi) souffre beaucoup n’a t-elle pas le droit d’être lesbienne ? »
«Bien sûr les menaces de mort et viol sont inacceptables mais est-ce aussi grave que d’exclure ces gens ? »
« Ces personnes là ont vécu des enfances plus difficiles que les nôtres.. ». Moi je suis née femme, c’est-à-dire le jour de ma naissance, pas à 3 ou 4 ans.

Les gays ont des lieux où se rencontrer pour être entre eux, personne ne les emmerde, aucune femme s’identifiant homme ne leur ordonne de lécher des «vulves» de mecs, mais nous, nous devons obtempérer, et quand je dis que ce n’est pas normal on me répond : «c’est triste qu’une personne marginalisée dise cela, c’est du repli sur soi ».

Pour l’idéologie transactiviste ne pas sacrifier sa sexualité sur l’autel des mecs c’est du repli sur soi. Est-ce donc la mission de toutes les lesbiennes de valider les mecs qui fantasment sur les lesbiennes ? En 2015 et 2016 le mot le plus cherché sur Pornhub était « lesbiennes ».

Le soutien au transasctivisme extrême est une lutte feel good. À un faible coût tu as la sensation de pouvoir faire partie des justiciers sociaux, il faut juste que tu soutiennes tout ce qui porte l’étiquette trans, notamment via le retweet de posts appelant à brûler des « terfs ». Il y a des lobbys qui instrumentalisent les souffrances des femmes et des hommes trans. Et il y a quand même une augmentation trop importante du nombre de personnes se définissant trans depuis deux ou trois ans pour que ça ne semble pas suspect.

Parmi les lobby qui se sont greffés sur cet hydre monstrueux qu’est devenu le transactivisme contemporain, il en est un, le lobby pharmaceutique, qui a un projet d’une horreur sans nom : bloquer la puberté des enfants non conformes. Le médicament utilisé à cette fin – le Lupron – a fait l’objet de plaintes : il était autrefois utilisé pour traiter l’endométriose.

L’étude censée prouver la non nocivité du médicament dans le cadre des adolescents a été financé par un autre labo pharmaceutique « ami » de celui qui produit le Lupron. Et des gens comme Nicolas Casaux se font emmerder pour critiquer les bloqueurs de puberté chez les mômes (je tiens à préciser que je ne suis pas d’accord avec l’opinion de Nicolas Casaux sur la PMA mais ceci est un autre sujet).

Convertir les lesbiennes à l’hétérosexualité, soutenir l’arrêt de la puberté des enfants… à quelles compromissions serez vous prêt.es pour « valider » une lutte « feel good ? « 


Au nom de « l’inclusivité », une lesbienne refusant de coucher avec un homme s’identifiant comme femme est condamnée au bûcher. Toute femme qui refuse d’obtempérer est accusée de transphobie, exclue des milieux militants, lynchée médiatiquement, méprisée, insultée, menacée de morts, de viols, etc. L’homme qui s’auto-identifie en tant que femme se comporte manifestement, quoiqu’il en pense et quoiqu’il en dise, comme un homme : seul l’assouvissement de son désir a de l’importance, et la femme, lesbienne ou hétérosexuelle, lui doit obéissance et soumission. Celle qui ose refuser n’est plus humaine : ainsi peut-on lire « les cis femmes ne sont pas des femmes, elles sont les restes décadents du patriarcat », ou encore ce collage dans le 11ème arrondissement de Paris : « Les terfs au bûcher ». Collage devenu hashtag sur les réseaux sociaux, et brandit agressivement par la porte-parole de « Nous toutes » pour exclure et silencier toutes celles qui ne se plient pas à la sacrosainte Loi de l’inclusion, imposée par des hommes. Ainsi écrit-elle :  » Milles fois oui, y a des #TerfsAuBucher qui se perdent. » La nouvelle chasse aux sorcières est ouverte et le grand inquisiteur est trans, mais pas que. La domination masculine a malheureusement toujours été soutenue par des femmes ayant été éduquées au service de l’homme, les souffrances des femmes étant toujours minimisées, sans importance, moquées, voire simplement imaginaires.

Lorsque l’homme « souffre », il est du devoir des femmes de tout mettre en œuvre pour le soulager : la prostitution et la pornographie y veillent. D’ailleurs, des membres du mouvement LGBTQIA+ n’hésitent pas à agresser les féministes qui luttent pour l’abolition de la prostitution et de la pornographie. Comme certains anarchistes qui dénoncent l’exploitation de l’homme travaillant dans une usine mais pas les femmes risquant chaque jour leur vie pour assouvir le violent désir de domination des clients de la prostitution et de la pornographie. Malheureusement, cette servilité des femmes à l’endroit des hommes est si ancrée chez certaines qu’elles vont jusqu’à minimiser la gravité du viol d’enfant. Il y a quelques temps, un homme s’identifiant comme femme a été placé dans une prison pour femmes, malgré qu’il ait violé sa fille d’âge préscolaire. Quelques voix se sont élevées pour dénoncer le danger que cela constituait, mais la souffrance de l’enfant n’a pas fait le poids face à la « souffrance » de l’homme, et l’agression a été dédramatisée, réduite à un fait divers. L’important, encore et toujours, était le « ressenti » de cet homme qui, puisqu’il le demandait, devait pouvoir assouvir son désir d’être parmi les femmes. Situation désastreuse qui permet à des prédateurs de perpétrer leur crime :

« Karen White, 52 ans, né Stephen Terence Wood et s’identifiant comme une femme, a été condamnée à la perpétuité en Angleterre après avoir admis commettre des agressions sexuelles dans une prison pour femmes. White comptabilisait pourtant de nombreux antécédents d’agressions sexuelles. Mais sa demande d’être transféré dans une prison pour femmes sans avoir entamé un quelconque processus de transition avait été acceptée : White portait une perruque, du maquillage et des faux seins… Le ministère de la Justice a présenté ses excuses. »

Les violences que subissent les transgenres sont des violences commises par des hommes et des agressions homophobes. L’obligation pour les femmes de laisser des hommes pénétrer dans leurs espaces non mixtes est une violence masculine commise à l’encontre des femmes. Dans cette société patriarcale, celui qui porte un pénis s’approprie donc, encore et toujours, les espaces et les corps. Le porteur de pénis n’a qu’à déclarer que le sexe n’a aucune réalité biologique, et ce sont tous les milieux progressistes qui se chargent de transmettre et d’imposer le message aux femmes lesbiennes et hétérosexuelles. Les exigences et le manque d’empathie de ces hommes sont typiques d’une éducation masculiniste. Ils participent à maintenir l’asymétrie des genres en réduisant une identité sexuelle au genre, aux signes ostentatoires de la féminité ou de la masculinité, signes définis et imposés par une société patriarcale où le mâle biologique domine la femelle biologique. Pourtant, tout mâle sait ce qu’est une femelle. Le nier, c’est jeter les femmes entre leurs griffes. D’autre part, refuser d’admettre une réalité biologique, de reconnaître que nous appartenons à la grande famille des mammifères, à l’heure de la première grande extermination du vivant, c’est exposer son mépris et/ou sa peur du règne animal, de la diversité biologique, de la puissance créatrice de la nature.

Il est de la responsabilité des milieux militants de gauche, des mouvements anarchistes et écologiques de dénoncer cette idéologie imposant la présence de « transfemmes » dotés de bites et de couilles dans les espaces non mixte. Les lesbiennes ont le droit de dire non, nous avons toutes le droit de dire non à cette nouvelle forme de culture du viol qui s’immisce dans tous les milieux pour interdire toute critique, toute réflexion, toute émancipation de la femme, de la femelle humaine adulte.

Ana Minski, témoignage de Joana de la marque « Bois mes règles », propos recueillis par Zazie.

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Diane Guilbault
Diane Guilbault
1 année il y a

wouaH! Je suis soufflée, Cette colère me rejoint tellement!

Sarah
Sarah
11 mois il y a

C’est magnifiquement bien écrit ! Merci pour ces mots.

Radfem
Radfem
10 mois il y a

Wow, article vraiment poignant… Bonne chance à toi dans ta nouvelle réalité de femme qui s’affirme. Accepterais-tu que je traduise tout cela en anglais?